Alors que Sunderland semblait tenir la corde pour arracher Igor Paixao à l'Olympique de Marseille, voilà qu'Al-Ittihad débarque dans le dossier et redistribue toutes les cartes. Le Brésilien de 26 ans, qui n'a toujours pas fait l'objet d'un accord entre les Black Cats et l'OM, se retrouve au cœur d'une bataille mercato entre deux mondes radicalement différents. Et à ce petit jeu-là, on connaît souvent le vainqueur.
Les faits
Sunderland n'a pas encore bouclé le transfert d'Igor Paixao. Le club du nord-est de l'Angleterre, qui nourrit un intérêt marqué pour l'ailier de l'Olympique de Marseille, n'est pas parvenu à trouver un terrain d'entente pour finaliser l'opération. Et pendant que les négociations patinent, un concurrent de poids a surgi : Al-Ittihad, le club saoudien, est désormais sur les rangs pour recruter le Brésilien, selon les informations du journaliste Sacha Tavolieri.
Igor Paixao, 26 ans, évolue donc toujours sous les couleurs phocéennes, mais la situation pourrait se décanter rapidement. La fenêtre de transferts avance, les positions se figent, et l'OM doit arbitrer entre deux prétendants aux profils — et surtout aux moyens — diamétralement opposés.
Notre lecture
Soyons lucides deux secondes. Quand l'Arabie Saoudite entre dans une danse mercato, elle ne vient pas pour valser poliment. Al-Ittihad dispose d'une puissance financière qui rend toute surenchère de Sunderland quasi impossible. Les Black Cats ont beau être ambitieux en Premier League, ils ne boxent pas dans la même catégorie économique qu'un club adossé au projet sportif saoudien.
Dans le football moderne, quand le Golfe frappe à ta porte, c'est rarement pour discuter du montant — c'est pour parler du nombre de zéros.
Ce qui rend ce dossier particulièrement intéressant, c'est le choix qui se pose à Paixao lui-même. D'un côté, Sunderland et la perspective de s'installer en Premier League, le championnat le plus médiatisé du monde, dans un club en pleine reconstruction qui pourrait lui offrir un rôle central. De l'autre, la Saudi Pro League, ses salaires stratosphériques, mais un contexte sportif qui reste en retrait des grands championnats européens malgré les investissements colossaux.
À 26 ans, Paixao est à un carrefour. Il n'est plus un gamin qui a tout le temps devant lui, mais il n'est pas non plus en fin de carrière. Accepter l'option saoudienne maintenant, c'est potentiellement renoncer à la vitrine européenne au moment où il pourrait y exploser. Mais refuser un contrat pharaonique quand on n'est pas une star absolue, c'est aussi un luxe que peu de joueurs peuvent se permettre.
Côté OM, la position est plus simple : vendre au mieux. Marseille ne va pas s'opposer à un départ si l'offre est à la hauteur de ses attentes. Et si Al-Ittihad met le prix fort, il est probable que le club phocéen pousse pour cette option, quitte à laisser Sunderland repartir bredouille. C'est la loi du marché, et l'OM la connaît par cœur — parfois en tant que victime, parfois en tant que bénéficiaire.
Ce qu'il faut surveiller
Plusieurs éléments vont déterminer l'issue de ce feuilleton dans les prochains jours :
Le positionnement financier d'Al-Ittihad. Si le club saoudien met une offre concrète sur la table, largement supérieure à ce que Sunderland peut proposer — tant sur l'indemnité de transfert que sur le salaire du joueur —, le dossier sera plié en quelques heures. C'est mathématique.
La volonté du joueur. C'est le facteur X. Igor Paixao a-t-il un projet sportif précis en tête, ou est-il ouvert à la meilleure proposition financière ? Sa décision sera déterminante, car même Al-Ittihad ne peut rien faire si le joueur refuse catégoriquement.
La deadline du mercato. Nous sommes le 30 août, et le temps presse. Les dossiers qui traînent à cette période ont tendance soit à s'accélérer brutalement, soit à capoter complètement. Sunderland, qui n'a toujours pas trouvé d'accord avec l'OM, joue clairement contre la montre.
Enfin, il faudra observer la réaction de l'OM dans sa gestion de l'effectif. Si Marseille laisse partir Paixao, le club devra-t-il compenser ce départ sur le marché ? Et avec quel budget, à quelques heures de la clôture ? Autant de questions qui font de ce dossier un domino potentiellement décisif pour plusieurs clubs en même temps.
Tu veux le meilleur du foot français chaque lundi à 7h ? Inscris-toi à la newsletter.
S'inscrire pour recevoir les prochaines