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Coupe du Monde 2026Gianni Infantino

INFANTINO RATTRAPÉ PAR SON PASSÉ À L'UEFA : UNE LIAISON PRÉSUMÉE RELANCE LA MACHINE

L'UEFA envisage d'enquêter sur une liaison présumée d'Infantino avec une ex-employée. Derrière l'affaire de mœurs, une guerre politique entre institutions du football mondial.

Par Lavar09 AOÛT 20264 min de lectureD'après RMC Sport

Gianni Infantino n'en finit plus de traîner des casseroles. Alors que le patron de la FIFA règne sans partage sur le football mondial, voilà que son ancienne maison — l'UEFA — pourrait bien rouvrir un dossier embarrassant. Une liaison présumée avec une ex-employée de l'instance européenne, révélée par le Telegraph, menace de faire tanguer un peu plus l'image du dirigeant suisse. Et cette fois, c'est de l'intérieur que le coup pourrait venir.

Les faits

Selon les informations du quotidien britannique The Telegraph, l'UEFA envisagerait sérieusement d'ouvrir une enquête interne suite aux révélations concernant une liaison qu'aurait entretenue Gianni Infantino avec une ancienne employée de l'institution, et ce durant la période où il y officiait encore — avant son accession à la présidence de la FIFA en 2016.

À ce stade, les détails précis de la relation présumée restent flous dans les informations rendues publiques. Ce que l'on sait, c'est que l'UEFA prend suffisamment au sérieux ces révélations pour envisager un processus formel d'investigation. Le fait que l'instance européenne, d'ordinaire si prudente quand il s'agit de laver son linge en interne, laisse filtrer cette possibilité en dit long sur la gravité perçue du dossier.

Infantino, de son côté, n'a pas encore réagi publiquement à ces nouvelles révélations. L'homme qui dirige le football mondial depuis bientôt dix ans se retrouve une nouvelle fois sous les projecteurs pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le ballon rond.

Notre lecture

Soyons clairs : une liaison entre un dirigeant et une employée, aussi discutable soit-elle sur le plan éthique, ne constitue pas en soi un scandale sportif. Mais dans le monde de la gouvernance du football international, où chaque faux pas peut servir de levier politique, ce genre de révélation n'arrive jamais par hasard.

Dans le football des instances, il n'y a pas de hasard — il n'y a que des timings.

Et le timing, justement, interroge. Infantino est contesté sur plusieurs fronts : la Coupe du Monde 2030 éclatée sur trois continents, le Mondial des Clubs aux contours flous, les relations de plus en plus tendues entre FIFA et UEFA. Aleksander Čeferin a beau avoir quitté la présidence de l'UEFA, l'institution de Nyon n'a jamais vraiment digéré l'ascension d'Infantino, qu'elle considère, en off, comme un traître passé à l'ennemi. Que l'UEFA envisage maintenant de fouiller dans le passé de l'homme qui fut son secrétaire général, c'est tout sauf anodin.

On peut y voir un véritable souci de conformité et de bonne gouvernance. On peut aussi y voir une arme politique brandie au moment où les rapports de force entre les deux institutions n'ont jamais été aussi tendus. La vérité se situe probablement à l'intersection des deux.

Ce qui frappe surtout, c'est la trajectoire d'un personnage devenu intouchable — ou qui se croyait tel. Infantino a survécu à des procédures pénales en Suisse, aux critiques sur le Mondial au Qatar, aux polémiques sur sa nationalité d'adoption. À chaque fois, il est ressorti debout, fort de ses alliances avec les fédérations africaines, asiatiques et sud-américaines. Mais une enquête interne de l'UEFA, même si elle porte sur des faits anciens, pourrait écorner durablement sa stature morale — cette même stature qu'il invoque à chaque tribune pour justifier ses réformes tous azimuts.

Ce qu'il faut surveiller

Premier point : l'UEFA va-t-elle réellement lancer cette enquête, ou s'agit-il d'un ballon d'essai médiatique ? La différence est capitale. Si une procédure formelle est ouverte, cela implique des auditions, des documents, potentiellement des témoignages — bref, de la matière exploitable aussi bien juridiquement que médiatiquement.

Deuxième point : la réaction de la FIFA. Comment Infantino et son appareil vont-ils gérer cette offensive venue de Nyon ? On imagine mal le président de la FIFA rester silencieux si l'enquête se concrétise. Les relations entre les deux instances pourraient se dégrader encore davantage, avec des conséquences potentielles sur les dossiers communs — calendrier international, redistribution des revenus, gouvernance partagée.

Enfin, il faudra observer la presse britannique, qui tient manifestement un fil à tirer. Le Telegraph ne lâche pas ce genre de sujet après un seul article. Si d'autres éléments émergent — noms, dates, contexte précis de la relation — l'affaire pourrait prendre une tout autre dimension.

Une chose est sûre : dans la guerre froide permanente entre FIFA et UEFA, chaque révélation est une munition. Et celle-ci a le potentiel de faire du bruit bien au-delà des couloirs feutrés de Nyon et Zurich.

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