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Coupe du Monde 2026FIFA

LA FFF PRÊTE À LÂCHER INFANTINO : LE DÉBUT DE LA FIN POUR LE PATRON DE LA FIFA

Selon Daniel Riolo, la FFF s'apprête à se positionner contre la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA. Un geste politique lourd de conséquences qui pourrait signaler le début d'une fronde européenne organisée contre le président suisse.

Par Lavar19 AOÛT 20264 min de lectureD'après RMC Sport

Et si le château de cartes de Gianni Infantino était en train de s'effondrer ? Selon les informations distillées par Daniel Riolo dans l'After Foot sur RMC, la Fédération française de football s'apprêterait à prendre position publiquement contre la réélection du président de la FIFA. Un geste politique majeur qui, s'il se confirme, pourrait marquer un tournant dans la gouvernance du football mondial.

Les faits

Mardi soir, dans le cadre de l'After Foot, Daniel Riolo a affirmé que la FFF allait prendre la parole et ne voterait pas en faveur de la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA. Selon le chroniqueur de RMC, le dirigeant suisse serait actuellement « poussé vers la sortie », rattrapé par une succession de polémiques qui fragilisent sa position au sommet de l'instance.

La France, via sa Fédération, se positionnerait donc clairement dans le camp des opposants. Un acte loin d'être anodin quand on connaît le poids historique, sportif et politique de la FFF dans les arcanes du football international. On parle ici d'une des fédérations les plus influentes de la planète, championne du monde en titre jusqu'à récemment, et dont la voix porte bien au-delà de ses propres frontières.

Pour l'heure, aucune communication officielle de la FFF n'est venue confirmer ou infirmer ces informations. Mais le fait que Riolo, généralement bien informé sur les coulisses politiques du foot français, avance ces éléments avec autant d'assurance mérite qu'on s'y arrête sérieusement.

Notre lecture

Soyons honnêtes : la présidence Infantino, c'est depuis des années un exercice de funambulisme permanent entre mégalomanie assumée et accumulation de controverses. De l'attribution de la Coupe du monde au Qatar à la multiplication des compétitions aux formats toujours plus indigestes, en passant par une communication souvent surréaliste, le bilan du Suisse est un champ de mines que ses soutiens ont longtemps réussi à contourner grâce à un argument imparable : la redistribution financière aux petites fédérations.

Car c'est bien là le nerf de la guerre. Infantino a construit son pouvoir sur un réseau clientéliste redoutablement efficace : des petites fédérations africaines, asiatiques ou caribéennes qui votent en bloc parce que les subsides de la FIFA n'ont jamais été aussi généreux sous son règne. Quand votre budget annuel dépend du bon vouloir de Zurich, vous ne mordez pas la main qui vous nourrit.

Quand la France se met à bouger contre vous à la FIFA, c'est que le vent a déjà tourné.

Et c'est précisément pour ça que la position annoncée de la FFF est significative. La France ne fait pas partie de ces fédérations qui peuvent être achetées avec un chèque. Quand Paris ouvre les hostilités, c'est en général le signe qu'une coalition européenne plus large est en train de se structurer. L'UEFA, sous la houlette d'Aleksander Čeferin — lui-même en froid notoire avec Infantino depuis des années — travaille depuis longtemps à desserrer l'étau du président de la FIFA. Si la FFF sort du bois, c'est qu'elle n'est probablement pas seule.

Le timing est aussi révélateur. Nous sommes en août 2026, à quelques mois d'échéances cruciales pour la gouvernance de la FIFA. Se positionner maintenant, c'est envoyer un signal fort aux indécis : la fronde n'est plus un murmure de couloir, elle devient une stratégie politique assumée.

Reste la question centrale : est-ce suffisant ? Infantino a prouvé par le passé qu'il savait survivre à à peu près tout. Mais l'accumulation de polémiques, quand elle s'accompagne d'une rupture avec les grandes fédérations européennes, change la donne. On ne gouverne pas le football mondial durablement contre l'Europe, ses clubs, ses championnats et son argent.

Ce qu'il faut surveiller

Premier élément décisif : la prise de parole officielle de la FFF. Tant que Philippe Diallo ou un représentant fédéral n'a pas confirmé publiquement cette opposition, on reste dans le registre de l'information non officielle, aussi crédible soit-elle. La forme et le timing de cette déclaration en diront long sur la stratégie adoptée.

Deuxième point : la réaction des autres grandes fédérations européennes. L'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie — si ces poids lourds s'alignent derrière la position française, Infantino se retrouvera dans une situation intenable. À l'inverse, si la FFF reste isolée, l'effet retombera comme un soufflé.

Troisième axe : l'émergence d'un candidat alternatif crédible. Être contre Infantino, c'est bien. Proposer une alternative, c'est mieux. Sans figure capable de fédérer au-delà du bloc européen, toute opposition risque de se fracasser sur la mécanique électorale de la FIFA, où chaque fédération — du Brésil aux Îles Féroé — pèse une voix.

Enfin, il faudra observer la réponse d'Infantino lui-même. Le personnage n'est jamais aussi dangereux que quand il est acculé. Attendre une sortie discrète serait mal le connaître. Si la guerre est déclarée, elle sera longue, sale et politique jusqu'à la moelle.

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