L'OGC Nice n'en finit plus de chercher l'homme providentiel sur son banc. Après le refus de Liam Rosenior, c'est désormais Olivier Pantaloni qui tient la corde, tandis que Sébastien Pocognoli est aussi dans les petits papiers. Une chose semble acquise : Claude Puel ne sera pas confirmé. Bienvenue dans le feuilleton estival le plus symptomatique de la gouvernance INEOS.
Les faits
Le dossier du futur entraîneur de l'OGC Nice est officiellement rouvert — si tant est qu'il ait un jour été refermé. Liam Rosenior, pressenti pour prendre les rênes du Gym, a décliné l'offre. Un refus net qui force INEOS à revoir ses plans en plein mois de juin, alors que la préparation de la saison prochaine approche à grands pas.
Dans la foulée de ce camouflet, deux noms émergent. Olivier Pantaloni, décrit comme étant en pole position, semble être le candidat privilégié. L'ancien coach de l'AC Ajaccio, connu pour son travail sérieux en Ligue 2 et ses passages remarqués dans l'élite, représente un profil d'entraîneur à la française, pragmatique et expérimenté. À ses côtés dans la short-list, Sébastien Pocognoli, dont la candidature est étudiée par les décideurs niçois.
Quant à Claude Puel, intérimaire depuis décembre dernier, il ne devrait pas être prolongé en CDI. La nomination d'un nouveau manager est décrite comme l'une des priorités à l'ordre du jour d'INEOS pour les semaines à venir.
Notre lecture
Soyons directs : le refus de Rosenior en dit long sur l'attractivité actuelle du projet niçois. Quand un coach sans poste décline votre proposition, c'est qu'il y a un problème quelque part — et ce problème, on le connaît. Il s'appelle lisibilité.
Depuis le rachat par INEOS, l'OGC Nice a enchaîné les entraîneurs comme on change de playlist un dimanche matin. Lucien Favre, Didier Digard, Franck Haise, puis Claude Puel en pompier de service… Le projet sportif niçois ressemble davantage à un brouillon qu'à un plan structuré. On parle d'un club qui devait incarner l'ambition du multi-clubs à la Red Bull, et qui se retrouve à espérer qu'Olivier Pantaloni dise oui.
Nice ne manque pas de moyens. Nice manque d'une idée claire de ce qu'il veut être.
Qu'on ne se méprenne pas : Pantaloni est un entraîneur respectable, un bosseur qui a fait ses preuves dans des contextes compliqués. Mais son profil raconte quelque chose. On est passé de l'ambition européenne affichée à la recherche d'un coach capable de stabiliser un vestiaire. C'est un aveu, même involontaire. INEOS ne cherche plus à impressionner, il cherche à ne pas couler.
Le cas Pocognoli est intéressant aussi. L'ancien latéral belge, reconverti dans le coaching, a un profil plus atypique, plus moderne dans l'approche. Mais confier les clés d'un effectif de Ligue 1 à un entraîneur encore peu testé à ce niveau, c'est un pari. Et les paris, à Nice, on sait comment ils finissent ces derniers temps.
Quant à Puel, sa non-confirmation n'est une surprise pour personne. L'ancien coach de Leicester et de l'ASSE était arrivé dans un rôle de transition, et il le restera. Son intérim aura eu le mérite d'exister, pas celui de convaincre.
Ce qu'il faut surveiller
La vitesse de résolution de ce dossier sera un indicateur majeur. Si INEOS boucle la nomination de Pantaloni — ou d'un autre — rapidement, cela enverra un signal de reprise en main. Si le feuilleton s'éternise jusqu'à la reprise de l'entraînement, ce sera un énième symptôme de dysfonctionnement organisationnel.
Il faudra aussi observer les conditions du contrat proposé : durée, marge de manœuvre sur le mercato, rôle du directeur sportif. À Nice, le coach n'est pas toujours celui qui décide, et c'est souvent là que ça coince.
Enfin, gardez un œil sur d'éventuels noms sortis du chapeau. La méthode INEOS nous a habitués aux rebondissements de dernière minute. Pantaloni est en pole aujourd'hui — mais demain est un autre jour sur la Côte d'Azur.
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